Comment réussir sa séparation avec des enfants ?
Comment résoudre un conflit au sujet de la garde des enfants ?
Comment résoudre un conflit au sujet de la pension alimentaire?

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Séparation et enfants

Que l’on soit marié, pacsé, ou rien de tout cela, quand on a des enfants, se séparer amène à se poser beaucoup de questions:
  • Que faire si mon conjoint n’accepte pas la séparation par peur pour les enfants.
  • Conséquences pour les enfants d’une séparation conflictuelle.
  • Comment annoncer la séparation aux enfants (lire plus bas pour en savoir plus).
  • Comment préserver ses enfants d’une rupture.
  • Comment gérer une séparation avec des enfants.
  • Quels sont les points à aborder pour la garde des enfants.
  • Résidence des enfants
  • Obtenir la garde des enfants.
  • Garde alternée des enfants.
  • Quelle garde des enfants en cas de litige .
  • Quelle pension alimentaire

Vous réfléchissez à une séparation ou un divorce.

Vous êtes déjà séparés et il y a un désaccord ou un conflit au sujet des enfants ou de la pension alimentaire.

La médiation sauvegarde les enfants

Votre préoccupation est que vos enfants ne soient pas victimes de la séparation. Les préservez des conséquences est pour vous une priorité.

L’autorité parentale conjointe et l’obligation de pourvoir à l’éducation des enfants obligent les parents à coopérer et par là-même, à maintenir un lien entre eux. Ils devront continuer à se parler au sujet des enfants pour être en situation de prendre ensemble des décisions les concernant .
La meilleure façon de protéger vos enfants, pour l’avenir, et d’éviter, pour le présent, qu’ils ne deviennent un « enjeu de chantage de la séparation », est de se donner les moyens de trouver un accord avec l’autre parent sur tous les sujets les concernant

De quoi parle t’on ?

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Vos enfants méritent que vous et l’autre parent tentiez de trouver la meilleure solution pour eux grâce à une médiation. Ça marche dans 70 à 80% des cas.
Pourquoi ?

Parce que la médiation permet la libre expression des besoins de chaque personne.

Parce que chaque personne participe à la construction d’un accord.

La médiation rend possible, grâce à la présence d’un tiers, le médiateur, la création d’un espace sécurisé de liberté où chacun va pouvoir dire ce qui est important pour lui ou elle, et être écouté(e)

La médiation est
totalement confidentielle.

La raison d’être de la médiation est de permettre à deux (ou plusieurs) personnes de trouver par elles mêmes  (avec l’aide d’un médiateur) un accord qui leur convienne Cela signifie qu’un accord trouvé en médiation, parce qu’il satisfait les deux personnes, est respecté par chacune d’entre elles dans la durée; si la situation vient à se modifier une réouverture des discussions est possible.

Cette parole et cette écoute permettent à chacun de clarifier sa compréhension des besoins de l’autre ou des autres et ouvre la porte à des évolutions qui vont rendre possible la recherche d’une solution dans l’intérêt des enfants.

Tout ce qui se dit en médiation ne sort pas de la pièce. La médiation est un processus complètement confidentiel. Il en résulte une conséquence qui est le gage de la liberté de parole : en cas d’échec de la médiation et de procédure contentieuse, il ne peut être demandé au médiateur(e) de venir témoigner en justice

Un accord trouvé en médiation sera respecté de bonne foi et dans la durée par chaque parent.

La médiation est facile à mettre en oeuvre, rapide à réaliser et ne vous prive d’aucun droit

C’est un processus où la liberté règne. Chaque personne est libre d’entrer en médiation et libre d’en sortir à tout moment. Tenter une médiation ne vous empêchera pas d’aller vers la voie contentieuse si la médiation échoue. Vous n’aurez de toutes façons pas perdu votre temps car les tribunaux demandent maintenant systématiquement que la voie de la médiation ait été tentée au préalable. En cas d’échec de la médiation nous vous fournirons une attestation de tentative de médiation.

Faire une médiation c’est se donner une chance de faire évoluer la situation vers la possibilité d’un accord. Notre expérience est que les deux parents souhaitent le mieux pour leurs enfants et préfèrent un accord. Si vous avez des difficultés pour présenter la médiation à l’autre parent, nos médiateur(e)s peuvent le faire à votre place sur votre demande.

Seule la médiation prend en charge la dimension affective et émotionnelle de la situation pour chacun des parents.

Une séparation est d’abord la rupture d’un lien affectif dont chaque partenaire doit faire le deuil. La médiation en permettant l’expression des émotions et des ressentis prend en charge la dimension affective des conséquences de la séparation, notamment vis à vis des enfants, et permet aux parents de construire une solution qui soit la meilleure pour leurs enfants et pour eux.

Votre situation est-elle favorable à une médiation ?

Répondez au Quizz :

Comment expliquer à ses enfants que l’on va se séparer

Bien que certains enfants aient la chance de traverser la séparation de leurs parents sans trop souffrir, la majorité d’entre eux risquent d’être perturbés à court terme si ce n’est sur une plus longue durée.

En tant qu’adulte, vous avez probablement oublié à quel point votre famille était essentielle à votre stabilité et même à votre identité. Les enfants n’ont pas encore développé autonomie, indépendance ni sentiment de sécurité ; au contraire, tout leur cadre de référence repose sur la famille. Quand ce cadre se brise, ils peuvent avoir l’impression que leur monde s’écroule.

Il faut noter que les suggestions que je vais faire ici concernent les séparations qui se passent (relativement) amicalement, où les deux parents ont à l’esprit l’intérêt supérieur de l’enfant. Ces conseils seront de peu d’efficacité dans le cas de séparations conflictuelles ou l’un des parents, ou même les deux, cherchent à détruire l’autre.

Avec des tout-petits

Les très jeunes enfants (en dessous de 5 ans) ont une compréhension limitée des relations humaines. Ce qu’ils vont remarquer, c’est que papa part et ne revient pas pendant une longue période (les jours s’écoulent plus lentement aux yeux d’un enfant de 5 ans), ou qu’ils doivent vivre entre deux maisons. Le principal problème ici sera de surmonter l’anxiété de la séparation.

Expliquez la situation dans les termes les plus simples possible : « Papa et maman vivent dans deux maisons différentes maintenant. Une semaine tu vivras avec maman, l’autre avec papa, mais tu pourras appeler chacun de nous chaque jour, et tu auras tes affaires dans les deux maisons ». La cohérence des règles et des attentes entre les deux maisons devrait procurer un sentiment de stabilité et de familiarité.

Avec des enfants

Les enfants qui sont en âge d’aller à l’école primaire sont extrêmement égocentriques et peuvent croire qu’ils sont responsables de ce qui arrive de négatif (par exemple : « je n’ai pas nettoyé ma chambre donc maman me quitte »). Aussi irrationnel que cela puisse paraître à un adulte, ce mode de pensée est complètement normal à cet âge.

Prenez les devants en expliquant très clairement à l’enfant que votre séparation n’a rien à voir avec lui et que vous serez toujours là pour lui. Dites-lui quelque chose comme « Maman et papa ne peuvent plus vivre ensemble parce qu’il est difficile pour certaines personnes de rester amies quand elles vieillissent ».

Avec des adolescents

Les enfants comme les adolescents peuvent avoir tendance à voir les choses de manière manichéenne, en noir et blanc, et donc pousser chacun des parents à jouer le bon ou le mauvais rôle – cela peut être difficile à surmonter et prendre du temps à se résoudre.

Même si vous devez éviter d’impliquer les enfants, quel que soit leur âge, dans les raisons spécifiques de votre divorce, cela peut s’avérer plus compliqué avec des adolescents quand il existe un motif visible (consommation excessive d’alcool, problèmes mentaux, décisions financières irresponsables, infidélité connue).

Dans ce cas, le mieux que vous puissiez faire est d’éviter de diaboliser l’autre parent et de suggérer aux plus âgés de discuter directement avec le parent concerné des inquiétudes qu’ils ont sur leur attitude. Il ne sert à rien d’esquiver les questions avec des platitudes inefficaces comme « Tu comprendras quand tu seras plus vieux ». Ne rentrez pas dans les détails de vos conflits d’adultes mais répondez aux questions qu’ils peuvent avoir à votre sujet, sur votre conduite et vos projets futurs.

Rappelez-vous toujours que si vous commencez à dénigrer l’autre parent, vous critiquez de fait 50 % de l’ADN de votre enfant et leur demandez de choisir entre deux personnes qu’ils aiment. Cela ne servira qu’à causer de nouveaux torts à vos enfants.

Les adolescents plus âgés peuvent avoir des opinions bien arrêtées sur l’organisation de leur mode de vie et ne seront pas forcément enclins à se conformer poliment aux modèles de garde partagée ou même aux ordonnances du tribunal de la famille. Soyez à l’écoute de leurs préoccupations (qui sont très probablement orientées vers leurs amis, les activités sportives ou scolaires), soyez compréhensifs et faites preuve de souplesse. Vous et votre ex êtes en train de bouleverser leurs vies, ce qui peut provoquer leur colère, préparez-vous donc à faire des compromis.

Prendre le temps

Quel que soit leur âge, essayez d’être cohérent dans votre rôle de co-parent et prenez la responsabilité personnelle de tenir vos promesses.

Évitez de faire entrer d’autres éléments « perturbateurs » en scène. Cela peut prendre des mois, voire des années, pour que les enfants se sentent bien dans cette nouvelle organisation familiale. Y introduire peu de temps après un nouveau petit ami ou une nouvelle petite amie, ou changer complètement de mode de vie, ne serait pas très délicat.

Comprenez que votre désir d’aller de l’avant et de vous réinventer pourrait ne pas être apprécié des enfants qui ont besoin de temps pour faire leur deuil de l’harmonie familiale et s’adapter à votre – et leur – nouvelle situation.

Auteur: Rachael Sharman Senior Lecturer in Psychology, University of the Sunshine Coast .

Publié par The Conversation France le 2 mai 2019